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Pour bloquer la propagande russe, Orange, Free, Bouygues Telecom et SFR sont livrés à eux-mêmes

Alors que l’Union Européenne a ordonné dans l’urgence la coupure des médias comme RT ou Sputnik dans l’ensemble des pays, les opérateurs, s’ils s’exécutent n’ont pas réellement reçu de consignes claires pour la marche à suivre.

Depuis la semaine dernière, les médias considérés comme des organismes de propagande Russe sont dans le viseur de l’Union Européenne. Si les chaînes TV de Russia Today ont bien été coupées par leurs distributeurs en France, suite à une consigne donnée à l’échelle de l’UE, les fournisseurs d’accès à internet n’ont pas réellement reçu de cadres clairs pour bloquer ces médias sur le web. L’interdiction de diffusion est en effet assez vaste, concernant tant la transmission ou la distribution et ce “par tout moyen”, donc tant les fournisseurs de services Internet, les plateformes que les moyens liés aux réseaux télécoms. Si le BEREC, groupe de régulateurs Européens pousse en ce sens, certains opérateurs veulent une sécurité juridique : comment agir pour suivre ces mesures exceptionnelles sans dépasser la limite?

Un manque de clarté dans les consignes données qui laisse aux opérateurs la responsabilité de choisir qui bloquer. Eric bothorel, député LREM assure dans les pages de Nextinpact que ” la France déclinera ce que l’Europe a décidé avec une application stricte, quelles que soient les adaptations avec notre droit actuel, pour des raisons exceptionnelles », puisqu’ « un pays a choisi d’agresser un autre pays sur notre continent en tirant sur des civils, ce [qui] n’est pas anodin”. Cependant, le texte inscrit au journal officiel de l’UE mercredi dernier ne fournit pas la liste des noms de domaines et laisse ainsi douter sur l’efficacité de la mesure.

La Fédération Française des Télécoms confirme qu’en l’essence, chaque opérateur fait ainsi ce qui lui semble le plus pertinent. Bloquer des noms de domaine comme les sites français ou espagnols de Russia Today semble couler de source, mais d’autres sites, comme Arabic.rt.com, ont été bloqués par Orange ou Free. Un choix qui pourrait leur être reproché plus tard si le lien évident entre ce nom de domaine et la propagande Russe n’est pas vlair. Si les applications de la mesure varient d’un opérateur à l’autre dans un seul pays, à l’échelle de l’Europe, l’impression de désordre est décuplé. Certains sites sont bloqués en France mais pas chez nos voisins allemands par exemple, et en Autriche, certains témoignages expliquent qu’aucune mesure n’est appliquée… L’absence de noms de domaines clairement définis peut permettre une réaction vive en cas de remplacement des plateformes bloquées par exemple, mais présente aussi ses inconvénients. Notamment le risque de surblocage, dont la responsabilité pourrait être directement attribuée à l’opérateur en question.

En attente de régulation

La présidente du BEREC expliquait dans un communiqué court que ces mesures étaient légales tout en expliquant que les FAI pouvaient faire appel aux autorités nationales membres du conglomérat de régulateurs s’ils avaient besoin d’aide pour se conformer à ces mesures. Ce qu’à fait notamment Nicolas Guillaume, CEO de Netalis, opérateur basé en France. Il rappelle dans un courrier adressé à l’Arcep « qu’un opérateur ne peut procéder à un blocage de contenu que si ce dernier a été précisément désigné par un acte législatif, ou une décision de justice, ou une décision d’une autorité administrative indépendante respectant les droits fondamentaux de l’Union“, d’après le règlement Internet Ouvert.

Il y a cependant un hic : “si l’application d’une telle mesure sur le volet audiovisuel ne pose pas trop de difficultés d’interprétation, ce n’est absolument pas le cas en matière de transport et accès Internet“. « Enfin, et surtout, les contenus que souhaitent voir bloquer les autorités ne sont pas précisément désignés, au mépris des règles de procédures auxquelles sont habitués opérateurs comme magistrats ou services administratifs lorsque le blocage est ordonné respectivement par un juge ou une autorité administrative » continue Nicolas Guillaume, rappelant que les opérateurs ne peuvent être tenus à une obligation générale de surveillance et qu’à ce titre, “ils ne peuvent bloquer sur une injonction générique: les noms de domaines doivent être identifiés“.

L’opérateur a ainsi adressé une liste de questions à l’Arcep pour mettre les choses au clair.Netalis craint que ce manque de consignes claires lèse les opérateurs d’un point de vue juridique et estime “absolument essentiel d’avoir une précision réglementaire la plus juste possible sur la conduite à tenir. En attendant, conformément à sa charte éthique, Netalis se conformera toujours à la règle essentiel de la neutralité du net et ne procède à aucun filtrage ou blocage sur son réseau utilisé exclusivement par des professionnels et des entreprises.

 

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Orange annonce entrer en négociations exclusives avec le “Free espagnol” en vue d’un rapprochement de leurs activités

Orange et Masmovil en route vers un rapprochement sous la forme d’une joint-venture. L’objectif annoncé est de créer un acteur plus important en vue de réaliser les investissements nécessaires. Et ainsi continuer de bénéficier d’une infrastructure 5G et FTTH de pointe.

Après avoir enregistré des pertes inquiétantes en Espagne, Orange souhaite redresser la barre, et semble avoir trouvé une solution durable. Depuis plusieurs mois, le groupe télécoms ne cache plus sa volonté d’une consolidation de l’autre côté des Pyrénées. Ce 8 mars, l’actuel numéro 2 dans le pays, annonce être entré en négocations exclusives avec l’opérateur Masmovil en vue d’un rapprochement de leurs activités sous la forme d’une joint-venture 50-50, co-contrôlée par les deux acteurs d’une valeur d’entreprise totale de 19,6 milliards d’euros.

“L’accord entre les parties comprendra notamment  le droit pour les deux de lancer une introduction en bourse sous certaines conditions ainsi que l’option pour Orange de prendre le contrôle et ainsi consolider l’entité combinée en cas d’introduction“, apprend-on.

Ce nouvel ensemble associerait les actifs, les compétences et les équipes des deux sociétés en Espagne, “en capitalisant sur des modèles d’activités très complémentaires et sur une coopération existante réussie, pour servir 7,1  millions de clients fixes, 20,2 millions d’abonnés mobiles et près de 1,5 million de clients TV.”

Par ailleurs, la joint-venture disposerait d’une infrastructure en propre, soir d’un réseau FTTH national de “premier ordre” couvrant plus de 16 millions de foyers, ainsi qu’un réseau mobile “doté d’une large couverture nationale, acheminant un volume important de trafic sur le marché espagnol”.

Autre effet positif de ce rapprochement, avec un chiffre d’affaires de plus de 7,5 milliards d’euros et un EBITDAaL de plus de 2,2 milliards d’euros,  le nouvel ensemble serait également bien positionné pour entreprendre une expansion ambitieuse et durable de ses réseaux FTTH et 5G.

Au-delà de disposer de “ressources nécessaires pour réaliser les investissements requis au développement du marché espagnol”, l’objectif est de proposer aux consommateurs et aux entreprises espagnols des offres compétitives et différenciées. Cette idylle “devrait permettre de générer des synergies d’un montant annuel estimé supérieur à 450 millions d’euros à partir de la troisième année suivant la réalisation de la transaction”, indique Orange. Cette opération devrait être signée d’ici le deuxième trimestre de 2022 et finalisée d’ici le deuxième trimestre 2023, sous réserve notamment de l’approbation des autorités compétentes en matière administratives, réglementaire et de concurrence.

Considéré comme le Free espagnol, Masmovil est le quatrième opérateur du pays. Pour se développer, il a notamment racheté une partie du réseau de fibre de Jazztel ainsi que l’opérateur mobile low cost Yoigo avant de casser les prix sur le marché. Une histoire de trublion qui peut sonner familière aux oreilles des Français. Orange a visiblement trouver le meilleur mariage possible pour se refaire une santé en Espagne.

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Freebox Révolution, One et Delta : De nouvelles radios françaises sont disponibles

Des nouvelles radios viennent d’être ajoutées sur la Freebox pour se détendre ou pour s’amuser.

Trois nouvelles radios ont rejoint la rubrique dédiée sur les Freebox Révolution, One et le Player Devialet, depuis notre dernier pointage, et rejoignent les centaines déjà disponibles. Pour découvrir ces nouvelles webradio, il suffit de vous rendre dans la rubrique “Musique” puis “Radios” des Freebox Delta-Devialet, One et Révolution. Ce service n’est pas disponible sur les Player Freebox Mini 4K et Pop.

AirZen Musique  : Il s’agit d’une radio “100% musicale pour se détendre”

AirZen Radio : Elle se définit comme “une bulle d’information positives. Une radio nationale chaleureuse et souriante”. Sur cette radio vous trouverez des contenus pour meiux être, mieux consommer, mieux travailler, etc.

Les Grosses Têtes : Vous retrouverez sur cette radio les meilleurs moment de Laurent Ruquier entouré de ses fidèles sociétaires et de ses invités.

Découvrez comment utiliser le service Radio sur le Player Devialet

Plusieurs centaines de radios sont en effet disponible sur votre Player Devialet. Vous pouvez y retrouver bien sûr toutes stations les plus connues mais cela va bien au delà. En effet, vous pouvez y découvrir toutes les playlists pour vos soirées, que ce soit les 80’s, de l’électro, ou un artiste en particulier, tout est disponible. Avec une enceinte haut de gamme, votre Player Devialet devient le système de son idéal. On vous montre comme ça marche dans notre tuto vidéo.

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Free Mobile lance des remises immédiates, couplées à des ODR, sur ses smartphones très hauts de gamme

Nouvelles remises couplées à une ODR dans la boutique en ligne de Free Mobile, cette fois-ci sur les smartphone très hauts de gamme de Samsung, à savoir les Galaxy Z Fold 3, Z Flip 3 et Z Flip 3 New.

Free Mobile vient de lancer des remises immédiates sur les smartphones les plus chers de la boutique, à savoir les Galaxy Z Fold 3, Z Flip 3 et Z Flip 3 New. Ces trois smartphone très haut de gamme bénéficiaient déjà d’une offre de remboursement, qui se cumule avec cette nouvelle promo.

Le premier smartphone est le Galaxy Z Fold 3, dont le prix passe de 1799€ à 1699€, soit 100€ de remise immédiate. A cela s’ajoute une offre de remboursement de 100€, ce qui porte le prix final de ce smartphone à 1599€.

Outre le paiement comptant, cette remise et cette ODR s’appliquent également à la formule Free Flex : sur une durée de 24 mois pour ce mobile, le premier paiement sera de 1119€ (soit 1019€ en prenant en compte l’ODR de 100€), puis 24 loyers suivants de 19,99€/mois. A l’issue des 24 mois, vous avez le choix entre restituer votre mobile ou l’acquérir en versant le montant de l’option d’achat de 100€. A défaut de choix, prorogation tacite du contrat pour des périodes successives d’un mois.

Vous pouvez retrouver le test du Galaxy Z Fold 3 réalisé par Univers Freebox

Le deuxième smartphone est le Galaxy Z Flip 3, dont le prix passe de 1059€ à 999€, soit 60€ de remise. A cela s’ajoute une offre de remboursement de 100€, ce qui porte le prix final de ce smartphone à 899€.

Outre le paiement comptant, cette remise et cette ODR s’appliquent également à la formule Free Flex : sur une durée de 24 mois pour ce mobile, le premier paiement sera de 419€ (soit 319€ en prenant en compte l’ODR), puis 24 loyers suivants de 19,99€/mois. A l’issue des 24 mois, vous avez le choix entre restituer votre mobile ou l’acquérir en versant le montant de l’option d’achat de 100€. A défaut de choix, prorogation tacite du contrat pour des périodes successives d’un mois.

Vous pouvez retrouver le test du Galaxy Z Flip 3 réalisé par Univers Freebox

Le troisième smartphone est le Galaxy Z Flip 3 New, dont le prix passe de 1059€ à 999€, soit 60€ de remise. A cela s’ajoute une offre de remboursement de 100€, ce qui porte le prix final de ce smartphone à 899€.

Outre le paiement comptant, cette remise et cette ODR s’appliquent également à la formule Free Flex : sur une durée de 24 mois pour ce mobile, le premier paiement sera de sera de 419€ (soit 319€ en prenant en compte l’ODR), puis 24 loyers suivants de 19,99€/mois. A l’issue des 24 mois, vous avez le choix entre restituer votre mobile ou l’acquérir en versant le montant de l’option d’achat de 100€. A défaut de choix, prorogation tacite du contrat pour des périodes successives d’un mois.

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Free lance sa nouvelle offre Veepee, avec un forfait mobile à 8,99€/mois valable à vie et plus intéressant que les fois précédentes

Une nouvelle vente privée avec un forfait à tarif cassé et, avec 80Go, davantage de data que les offres précédentes.

Nous vous annoncions ce dimanche que Free Mobile préparait une nouvelle offre sur Veepee. Celle-ci vient d’être dévoilée : Free propose une forfait mobile 80Go à 8,99€/mois, valable à vie et sans engagement. Si Free avait déjà proposé par deux fois un tel forfait à 8,99€/mois à vie, mais il intègre cette fois-ci davantage de data (l’opérateur avait proposé 50Go puis 70Go lors des deux dernières ventes privées) en métropole mais également depuis l’Europe, avec 8Go par mois. Cette offre est proposée, au moins dans un premier temps, jusqu’au vendredi 18 mars à 6h00.

Conditions de l’offre Veepee :

Offre soumise à conditions, réservée aux membres Veepee, à l’exclusion des membres ayant déjà bénéficié d’une offre promotionnelle mobile Free Veepee au cours des 13 derniers mois et ayant résilié leur ligne dans les 30 jours précédents la souscription à l’offre promotionnelle. Valable pour une nouvelle souscription avec ou sans portabilité du numéro. La portabilité entrante du numéro après la souscription n’est pas accessible dans le cadre de cette offre promotionnelle. Offre limitée à un forfait par abonné. Réduction abonnés Freebox non applicable.

Détails du forfait

Depuis la France métropolitaine :
• 80 Go d’internet en 4G/4G+ et 3G, avec mobile 4G/4G+ (débit réduit au-delà)
• Appels illimités vers les mobiles et fixes de France métropolitaine et DOM (hors Mayotte)
• SMS illimités en France métropolitaine et vers DOM
• MMS illimités en France métropolitaine
• Free WiFi illimité en France métropolitaine

Depuis Europe et DOM :
• 8 Go/mois d’internet depuis Europe et DOM en 4G (au-delà : 0,003€/Mo depuis Europe et DOM)
• Appels, SMS, MMS illimités depuis Europe et DOM vers les fixes et mobiles d’Europe, des DOM et de France métropolitaine

Service Free Ligue 1 inclus :
• Accès aux extraits des meilleurs moments des matches de la Ligue 1 Uber Eats en quasi-direct.

Services inclus
Services mobile :
• Messagerie vocale, messagerie vocale visuelle, présentation du numéro, double appel, suivi de consommation, rejet des appels anonymes, protection contre les renvois d’appels, abonné absent, numéros abrégés, filtrage d’appels et de SMS.
• Mise à disposition des factures dans votre Espace Abonné
• Annuaire et prospection
• Blocage consommation vers certains numéros spéciaux et les SMS+

Service Free Ligue 1 inclus :
• Accès aux extraits des meilleurs moments des matches de la Ligue 1 Uber Eats en quasi-direct.

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Oqee : beaucoup d’abonnés Freebox se tiennent prêts, mais qu’attendre de l’annonce de demain ?

Un mardi Free est en approche et il concerne Oqee. Mais que pourrait lancer l’opérateur ? Une chose est sûre, les abonnés Freebox Révolution et mini 4K devront restés connectés.

Dans une vidéo intrigante postée ce 7 mars sur l’oiseau bleu, les équipes de l’interface TV Oqee by Free vous donnent “rendez-vous demain”, pour le lancement d’une nouveauté. Pas grand chose à se mettre sous la dent de plus si ce n’est l’afficheur de la Freebox Révolution et/ou de la mini 4K apparaissant dans le clip. Suffisant pour se laisser aller à quelques hypothèses. La première s’avère être de loin la plus probable tant l’attente est significative. Free pourrait ainsi permettre à ses abonnés Freebox Révolution et/ou mini 4K de pouvoir profiter de l’application Oqee ainsi que de toutes ses chaînes et services sur leur smartphone comme les clients Pop et Delta Pop depuis l’été dernier. Et ce sans devoir souscrire au multi-tv Player Pop ou Apple TV comme actuellement. Cette condition restrictive a souvent été contestée par la communauté Free. Il s’agirait donc pour l’opérateur de mettre tous les abonnés sur un même pied d’égalité sur que ces clients en multi-TV ne disposent à présent que de 10h d’enregistrement via Oqee contre 100h précédemment.

Les autres possibilités sont en revanche, soit farfelues ou à écarter. On pense notamment à l’intégration d’Oqee nativement sur la Freebox mini 4K. Après les Smart TV Samsung, iOS et Android en mobilité ou encore l’Apple TV, Free a annoncé en novembre 2021 une compatibilité d’Oqee avec les équipements à partir d’Android 8 comme les téléviseurs Sony, Xiaomi et Oneplus ou encore les boîtiers Nvidia Shield et Xiaomi mi Box. La Freebox mini 4K n’était pas concernée puisque tournant sous Android 7. Il semblerait que le player de la première box 4K de Free ne puisse donc pas supporter cette interface a contrario du player Pop qui malgré son lancement il y a moins deux ans, éprouve plus de difficultés à faire tourner Oqee de façon stable que l’Apple TV, bien plus puissante. Et à ceux, qui espèrent un portage de l’application sur la Freebox Révolution, les chances semblent plus que minimes. La box emblématique de Free lancée en 2010 donne encore aujourd’hui entière satisfaction à ses abonnés, notamment son interface maison, bien rodée depuis et à l’abri de tous bugs. Aujourd’hui, près de la moitié du parc fixe de l’opérateur dispose de cette box. Alors pourquoi changer une équipe qui gagne au nom de la modernité ? Réponse demain.

 

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Fibre : trucages, ubérisation et sous-traitance mal payée, de nouvelles craintes sur une intensification des problèmes de raccordement

Pourtant soutenue par l’Avicca, la diminution des rangs de sous-traitance dans la fibre lui fait craindre aujourd’hui le pire. Entre une ubérisation intensifiée de la filière et l’impossibilité pour les entreprises du secteur de réaliser “la moindre marge en effectuant les travaux de raccordement à la fois dans les règles de l’art et en respectant les règles de sécurité”. Les opérateurs sont pointés du doigt.

« Avis de recherche : où est l’amélioration promise à maintes reprises des raccordements en fibre optique des Français ? », très mobilisée et active sur le sujet, l’Avicca, l’association qui regroupe les collectivités engagées dans le numérique, émet aujourd’hui une kyrielle de craintes sur l’évolution de la situation à l’heure où  les opérateurs estiment officiellement à tour de rôle, prendre le taureau par les cornes via plusieurs mesures. L’Arcep aussi dans son plan d’action, a poussé pour mettre en place le plus vite possible des solutions.

Au coeur du problème, le STOC V2 (sous-traitance d’opérateurs commerciaux) revient souvent dans les discussions. Abonnés débranchés au profit d’autres, dégradation des armoires de rue, déconnexions temporaires, difficultés de raccordement… Afin de résoudre les difficultés observées, l’Arcep a mis en place dès 2019 un groupe de travail « Exploitation FttH », dans lequel elle réunit toutes les six semaines les opérateurs d’infrastructures (OI) et les opérateurs commerciaux (OC), aboutissant à une feuille de qualité. Seul hic, “plusieurs d’entre eux ont alors pris du retard dans la signature des nouveaux contrats STOC et la mise en œuvre du compte-rendu photo. Cette situation est difficilement compréhensible : il est aujourd’hui nécessaire que les actions prévues dans cette feuille de route aboutissent au plus vite”, prévenait alors en novembre le régulateur.

Aujourd’hui, l’Avicca se fend de son propre constat : “les nouveaux contrats ont été péniblement pratiquement tous signés non pas en quelques semaines, mais en deux ans ! Et encore, les RIP FttH anciennement sous la responsabilité de Covage fonctionnent encore pour la plupart d’entre eux avec l’ancien contrat, certains opérateurs (OCEN) rechignant à s’engager sur le nouveau contrat STOC V2 proposé”. Par ailleurs,  les CRI STOC, “censés garantir que les travaux de raccordement sont bien effectués, se généralisent tout doucement, mais peu d’entre eux sont exploitables, et les sous-traitants ont vite compris comment les contourner (horodatage truqué, photos d’installations différentes de celles réalisées, endommagement volontaire des équipements avant la prise de photos pour se dédouaner de la suite…)”, dénonce l’association. Une solution devrait toutefois permettre d’améliorer progressivement une partie des problèmes rencontrés, à savoir l’introduction d’outils d’intelligence artificielle d’analyse des photos remontées.

Ce nouveau mode STOC repose sur trois grands principes : améliorer la sécurité et la qualité des interventions, renforcer la transparence et enfin rééquilibrer les coûts de maintenance. Celui induit un accompagnement systématique par l’opérateur d’infrastructure de tout nouvel intervenant sur le réseau, mais aussi la réalisation d’audits communs et des sanctions pouvant aller jusqu’à l’exclusion d’un sous-traitant.

“Diminution des rangs de sous-traitance : l’ubérisation de la filière passe au THD”

Les sous-traitants sont en ce moment largement visés en ce qui concernent les échecs de raccordement. Récemment, la présidente de l’Arcep, Laure de La Raudière a même poussé un coup de gueule sur Twitter : “ Ohé, les opérateurs commerciaux : faites le ménage chez vos sous-traitants ! Ce n’est pas acceptable. Et les opérateurs d’infrastructures, faites aussi votre boulot de contrôler les OC…” a t-elle lancé le 13 février. Pourtant le plan d’action du régulateur ne manque pas de recommandations pour améliorer la qualité des réseaux comme contrôler les interventions, limiter les rangs de sous-traitance et remettre en état les équipements endommagés.

Diminuer les rangs de sous-traitance jusqu’à 7 rangs de sous-traitance constatés sur le terrain entre l’opérateur commercial et le technicien qui effectue réellement l’opération de raccordement, “sur le papier, l’idée était bonne”, explique l’Avicca puisque le sous-traitant intervenant allait mathématiquement voir sa rémunération augmenter. En effet, “chaque rang de sous-traitance prend en effet une marge, rien de plus normal, mais en multipliant les rangs, on multiplie les marges intermédiaires et au final, il ne reste plus rien pour payer dignement le technicien en bout de chaîne. De plus, cet empilement de rangs de sous-traitance aurait pu expliquer l’absence de contrôle et de maîtrise par les OCEN de qui sont et que font ces raccordeurs, et à quel moment ils le font”.

Cependant, cette limitation au rang 2 semble aujourd’hui contre-productive, et pire encore. Après avoir assisté à une réunion de l’une des principales fédérations des entreprises locales de rangs 2, l’Avicca apporte aujourd’hui la confirmation de plusieurs craintes importantes, les mots sont forts : “l’ubérisation va s’accélérer et ce, très très vite. Et avec elle, les problèmes de déploiements et de raccordements vont s’intensifier. Il est impossible pour une entreprise du secteur de réaliser la moindre marge en effectuant les travaux de raccordement à la fois dans les règles de l’art et en respectant les règles de sécurité. Seule solution : s’affranchir des règles de sécurité. Donc être dans l’illégalité. Heureusement pour les OCEN, les auto-entrepreneurs n’ont juridiquement pas besoin de présenter des habilitations, et savent parfaitement se passer de nacelles pour effectuer ces raccordements.”

La conviction de l’Avicca est aujourd’hui fondée, la principale source des difficultés rencontrées sur le terrain, c’est le manque de rémunération des techniciens. Sont aujourd’hui pointés du doigt par l’association, les opérateurs commerciaux d’envergure nationale, à savoir Orange, SFR, Free et Bouygues Telecom mais aussi les prestataires de rangs 1. “La filière structurée des prestataires de rang 2 pour le cuivre et la fibre comptait 175 entreprises locales structurées employant 13 000 salariés (plus 3 000 salariés en back-office) en 2015, avant l’arrivée massive du FttH et de ses raccordements. Ce nouveau marché aurait dû être une aubaine pour eux. Et pourtant, il ne reste qu’une soixantaine de ces entreprises structurées aujourd’hui, lesquelles ne comptent désormais plus que 6 000 salariés, et les perspectives sont plus qu’inquiétantes”, fait souligner l’Avicca. Et d’ajouter que des sous-traitants de rang 1 sont aujourd’hui touchés : “si les rangs 2 meurent en silence, la chute ou la fragilisation d’acteurs historiques de premier plan fait, elle, beaucoup plus de bruit, la perte de compétences et de valeurs  s’accélèrent, et cela nous ferons à tous, durablement défaut.”

Pas de solution viable si on ne traite pas en priorité la question du coût de la prestation de raccordement”

Il faut donc sortir de cette impasse. L’Avicca soutient notamment l’idée d’une application commune aux opérateurs et aux sous-traitants permettant en temps réel de savoir si un client est débranché lors d’une intervention sur le réseau. “Force est de constater que cette action, dont l’utilité est flagrante pour limiter l’une des principales critiques du mode STOC (le débranchement sauvage de clients), n’est toujours pas acceptée par l’ensemble des grands opérateurs ; les échanges correspondants doivent maintenant aboutir”. Faute de quoi il serait plus que temps “que la puissance publique décide à leur place de ce qu’il convient de faire.”

Une autre mesure plus importante est également mise sur la table par l’Avicca, celle de rendre “illégale toute rémunération de sous-traitance qui ne permettrait pas à celle-ci de réaliser un raccordement FttH à la fois dans les règles de l’art, dans le respect de la réglementation du droit du travail et en stricte conformité avec les règles de sécurité d’intervention.”

 

 

 

 

 

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Free tease le lancement d’une nouveauté dès demain

De la nouveauté ce mardi 8 mars pour Oqee. Et cela devrait concerner les abonnés Freebox Révolution et/ou mini 4K.

Le compte Twitter d’Oqee, l’interface TV de Free disponible sur la Freebox Pop et Delta Pop vient de publier une vidéo pour le moins intrigante. On y voit en effet passer furtivement l’afficheur de la Freebox Révolution (qui est également le même que celui de la Freebox Mini 4K), avec son horloge bien caractéristique. Un message accompagne ce teasing : “On se donne rendez-vous demain”.

Il va donc y avoir une annonce demain, qui concerne Oqee et donc, a priori, la Freebox Révolution, voire la mini 4K. On peut penser à une disponibilité de l’application mobile d’Oqee pour ces abonnés, qui n’y ont pas accès actuellement (sauf s’ils disposent d’un Player Pop ou Apple Tv en multi TV)

Tableau récapitulatif de la disponibilité d’Oqee à ce jour, en fonction de la Freebox

 

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Une mauvaise nouvelle trop discrète pour les abonnés Freebox, à qui faire confiance pour du reconditionné ? Vos meilleures réactions à l’actu de Free et des télécoms

Univers Freebox traite de l’actualité de Free et des télécoms et a toujours été un espace où la communauté pouvait s’exprimer. Parfois, les réponses sont très drôles, ou très pertinentes, mais il faut se plonger dans les commentaires pour découvrir les bons mots de nos lecteurs. Nous vous proposons alors notre petite sélection dans ce “Best-Of”.


Un changement sur Oqee un peu trop mal annoncé au goût des abonnés

Les abonnés Freebox Révolution et mini 4K avec multi-TV Player Pop ou Apple TV bénéficient désormais officiellement de 10h d’enregistrement inclus avec l’application Oqee”, a annoncé ce mercredi 2 mars l’équipe en charge de développement de l’interface TV maison de Free. Pour ceux ayant dépassé ce quota, il leur sera facturé à partir du 1er avril prochain 0,02€/heure dépassée, et ce mensuellement. Si les abonnés concernés voulant régulariser leur situation avant d’être facturés peuvent supprimer une partie de leurs enregistrements, encore faut-il avoir été alerté ! Pour l’instant, assez peu de communication a été faite de la part de l’opérateur et certains craignent que des abonnés se retrouvent avec une mauvaise surprise. En espérant une petite alerte mail pour les abonnés concernés avant l’échéance du mois prochain.


Vers qui se tourner pour un smartphone reconditionné ?

Un geste écolo mais qui n’exclut pas le contrôle de la personne qui s’en charge. Vous pouvez bénéficier d’un remboursement intéressant sur plusieurs modèles d’iPhone et de Samsung reconditionnés en optant pour Free Flex. Mais la question se pose pour l’utilisateur : puis-je faire confiance à n’importe qui pour le reconditionnement de mon futur téléphone ? Si Free fait équipe avec deux acteurs bien installés du domaine, ReCommerce et PRS, pour les modèles proposés dans sa boutique, certains considèrent que seuls les fabricants peuvent proposer un reconditionnement réellement satisfaisant et un suivi de réparation clair.


Les trois mois offerts d’Apple TV+ chez Free en rendent certains nostalgiques

Free propose désormais l’accès au service SVOD de la marque à la pomme Apple TV+ à tous les abonnés Freebox équipés du Player Pop ou de l’Apple TV 4K, multi-TV compris. A cette occasion, l’opérateur annonce offrir 3 mois d’abonnement à la plateforme. Une offre de découverte assez alléchante, mais qui fait regretter à certains la pas si lointaine époque où Apple, pour l’achat d’un de ses appareils, offrait un an entier à ses services annexes, contre trois mois aujourd’hui.


Des cadeaux pas assez accessibles ?

Les abonnés Freebox ayant opté pour Amazon Prime, soit inclus dans leur offre Freebox Delta soit en option ou offert pendant six mois s’ils ont une Freebox Révolution, peuvent bénéficier chaque mois d’une sélection de jeux vidéos gratuits sur PC. Une bonne nouvelle qui pourra s’avérer assez frustrante pour certains n’ayant pas un équipement assez récent pour profiter pleinement des jeux. Cependant, il est bon de le rappeler, la majorité des jeux (à l’exception des licences majeures proposées depuis quelques temps) sont assez peu gourmands et permettent tout de même d’en profiter, même sur un ordinateur d’entrée de gamme. Certes, dans ce cas, il faudra oublier le 60 fps ou la 4K… mais ce sera bel et bien jouable !


TF1 et M6, importants malgré les critiques

Free et Xavier Niel ne sont pas tendres à l’égard du mariage entre TF1 et M6. Si le fondateur de l’opérateur craint la création d’un monstre et si Free a de nouveau vu son opposition rejetée par la justice, certains considèrent que puisqu’ils ne regardent pas les chaînes des deux groupes, ces derniers ne sont pas vraiment importants. Un biais qu’il faudra questionner, puisque les audiences de ces chaînes est réellement majoritaire. Si cela pose un problème ou non d’un point de vue de la concurrence, en revanche, est à la libre appréciation de chacun.

Et pour certains, les opérations découlant du mariage soulèvent plusieurs questions, voire inquiétude. Rappelons cependant que la sortie de TFX et 6Ter de la TNT n’a rien de certains, la raison de leur cession étant justement que TF1-M6 ne peuvent posséder qu’un nombre limité de canaux sur la télévision numérique terrestre.

 

 

 

 

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Les chaînes de BFM en régions se dotent de leur propre service de replay, en premier sur les box de SFR

Si vous avez loupé l’actualité de votre région, vous pouvez désormais la revoir facilement depuis l’onglet replay de votre box SFR.

Une première arrivée directement chez SFR. BFM TV propose à l’heure actuelle 9 antennes régionales, proposant un traitement de l’information au plus proche de chez vous et si vous avez loupé le direct, il est désormais possible d’y accéder en replay.

Ces chaînes sont bien sûr les concurrentes directes des antennes de France 3. Altice dispose déjà de 9 chaînes locales comme BFM Paris, renommée BFM Île-de-France le 22 mars prochain, BFM Lyon, mais aussi BFM Grand Lille, BFM Grand Littoral, BFM DICI Haute-Provence et BFM DICI Alpes-du-Sud et trois autres déclinaisons à Toulon, Nice et Marseille. D’autres sont prévues, notamment le lancement d’une chaîne dédiée à la Normandie en août ou septembre prochain et des discussions seraient en cours pour une chaîne lancée en Alsace.

Si ces dernières sont disponibles sur toutes les box des opérateurs, y compris la Freebxo, le replay reste cependant une exclusivité de l’opérateur au carré rouge à l’heure actuelle. Le but de ces antennes locales est de proposer l’information au plus proche des habitants, en utilisant des moyens techniques innovants selon BFM, avec par exemple une rédaction utilisant le smartphone pour tourner les reportages, des présentateurs autonomes en studio et une régie mutualisée à Paris.

Source : PDS TV News

 

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