Le trimestre dernier, Iliad, maison-mère de Free a présenté son plan Odyssée 2024, levant le voile sur les objectifs à moyen terme du groupe sur différents points. Après la publication de ses résultats trimestriels, qu’en est il aujourd’hui pour le mobile?
Le plan de transformation fixait des objectifs bien précis pour les cinq prochaines années. Ainsi, Free Mobile souhaite atteindre 80% de sa base d’abonnés sur son forfait 4G, nettoyant celle-ci des abonnés Vente-privée ou du forfait à 2€. Au niveau du réseau, l’opérateur ambitionne d’atteindre 25 000 sites 4G/5G en 2024. Un autre objectif du plan Odyssée 2024 concerne le marché du subventionnement auquel Free veut s’adresser de manière ambitieuse. Où en est l’opérateur, trois mois après l’annonce de ce plan de transformation ?
Concernant le déploiement du réseau mobile, Free a également un autre objectif à plus court terme: celui d’avoir déployé 10 000 sites en 700 MHz d’ici la fin de l’année. Et si l’on s’en tient aux derniers résultats de l’ANFR, le processus est en marche. En effet, Free Mobile a réalisé un record sur cette fréquence en activant 1126 sites durant le mois de juillet et en obtenant plus de 800 autorisations pour un total de 7471 sites. Une tendance qui, si elle se confirme devrait permettre à Free d’atteindre ses objectifs pour cette année. Un autre facteur jouera également sur le déploiement de la 4G/5G par Free Mobile: la finalisation de son partenariat avec Cellnex, prévue pour la fin de l’année ou début 2020 qui devrait permettre d’accélérer la tendance. Au 1er août 2019, Free disposait de 16 359 sites 4G autorisés en métropole et si le rythme des autorisations obtenues par l’opérateur se maintient, l’objectif des 25 000 sites devrait être atteignable.
Quant au "nettoyage" de sa base d’abonnée, Free Mobile estime être sur le bon chemin pour sa montée en gamme. Si 58% des abonnés l’étaient sur le forfait 100Go de Free lors de la présentation du plan Odyssée, en un trimestre le pourcentage est passé à 60% avec 145 000 nouveaux abonnés. Un meilleur brassage des abonnés qui, couplés avec la volonté de ne plus être dépendant des ventes privées à prix cassée de Free, convient aux attentes du groupe. Il reste cependant encore du chemin à parcourir pour atteindre les 80%, mais Iliad est plutôt confiant à ce sujet. Concernant la réponse de Free Mobile au marché du subventionnement, aucune information sur l’avancée du projet pour l’instant, si ce n’est peut être la "révolution mobile" évoquée par Xavier Niel l’année dernière qui reste nimbée de mystère.
En somme, Free Mobile garde le cap et la tendance semble aller dans son sens pour l’instant, bien qu’il reste encore du chemin à parcourir. Le dernier point sur lequel Free n’a pas encore le contrôle et ne doit pas se louper: c’est la 5G. En effet, si l’opérateur s’estime prêt pour le déploiement de la 5G, notamment avec son accord récent avec Nokia, les conditions d’attributions de fréquences inquiètent Xavier Niel et avec la fin des consultations publiques aujourd’hui sur le sujet, le déploiement de la 5G reste une zone d’ombre dans le plan de transformation.