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L’Arcep détaille sa décision d’annuler la hausse des tarifs d’accès au réseau fibre d’SFR en zones moins denses

L’Arcep a récemment sorti son bâton de gendarme dans un différend opposant Bouygues Telecom et SFR. Ayant tranché en faveur de l’opérateur de Martin Bouygues, l’autorité administrative apporte des précisions.

“Quelques centimes”, mais des centimes de trop pour l’Arcep. “Ni justifiées, ni raisonnables”, avait en effet indiqué le gendarme des télécoms, alors sollicité par Bouygues Telecom concernant les augmentations du prix d’accès au réseau fibre de SFR appliquées depuis le 1er février 2020 par l’opérateur au carré rouge dans les zones moyennement denses. Le prix de location d’une ligne à l’unité avait par exemple grimpé de 16,40 à 16,73 euros par mois, soit une augmentation de 2 %.

Courant novembre, après étude de la saisine, l’Arcep avait alors exigé un retour aux anciens tarifs de gros pour accéder au réseau fibre de SFR FTTH. Pas question, à ses yeux, de laisser “un acteur profiter de la situation pour pratiquer des prix plus élevés en ayant instauré un monopole privé”. Le régulateur détaille sa décision.

Un retour aux anciens tarifs

Ainsi, SFR FTTH doit, dans un délai d’un mois après avoir été notifié de la décision, avoir proposé à Bouygues Telecom un avenant au contrat pour l’accès à ses lignes FTTH qui établit un retour aux tarifs en vigueur avant le 1er février 2020, à savoir :

– le  tarif  du  récurrent  de  cofinancement  dans  un  intervalle  de  5,32  à  4,83  euros  par mois par ligne activée, dégressif en fonction du taux de cofinancement
– le tarif du non récurrent  de  cofinancement  de  510 euros par ligne, sans  préjudice d’une éventuelle application dès 2020 du mécanisme d’indexation prévu au contrat d’accès

D’après l’Arcep, le tarif de location fixé ne doit pas excéder 13,20 € HT par mois par ligne, là encore sans préjudice d’une éventuelle application dès 2020 du mécanisme d’indexation prévu au contrat d’accès

Une application rétroactive

Par ailleurs, SFR FTTH devra appliquer de manière rétroactive la grille tarifaire modifiée, à partir du 1er février concernant les tarifs de cofinancement et du 3 janvier 2020 s’agissant du tarif de location.

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Numérotation des chaînes de la TNT : le CSA propose plusieurs scénarios

La bataille s’annonce âpre. Avec l’arrêt de France Ô et de France 4, le Conseil supérieur de l’audiovisuel lance une consultation publique relative à la numérotation des chaînes de la TNT.

Après un sursis accordé cet été, France Ô a cessé début septembre sa diffusion sur la télévision numérique terrestre laissant vacant le canal 19. De son côté, la disparition de France 4 est prévu le 20 août 2021, selon un décret. Le canal 14 sera alors libre.

Parmi les possibilités, figure celle de voir Franceinfo migrer sur ce canal, soit juste devant BFM TV. M6 et sa chaîne Gulli sont officiellement candidat à la reprise pour un positionnement plus visible. Très éloignés sur la TNT, TF1 (LCI) et France Télévisions se montrent sans surprise opportunistes et militent pour un regroupement des chaînes d’infos afin de se rapprocher de BFM TV, de quoi faire grincer des dents le groupe Altice pour qui il est hors de question que la première chaîne d’info en continue ne perde son avantage (canal 15). Une dure bataille s’annonce.

C’est l’occasion pour le CSA de tirer en amont les conséquences en matière de numérotation des chaînes de la TNT.  “Afin de l’éclairer dans sa prise de décision, le Conseil lance une consultation sur la numérotation, en métropole et dans les Outre-mer, des chaînes de la TNT, en proposant plusieurs scénarios, dont l’intérêt et l’expertise de la faisabilité juridique doivent être approfondis, et que les acteurs sont invités à commenter”, informe aujourd’hui le Conseil supérieur de l’audiovisuel.

Plusieurs scénarios… tirages au sort successifs, regroupement par blocs thématiques, décalage des numéros vers le bas ou rien 

Au total, pas moins de cinq options différentes sont aujourd’hui soumises à la consultation. Très simple, le premier scénario consiste à ne pas effectuer de renumérotation. “Il est possible de laisser en l’état la ou les discontinuités dans l’attribution des numéros ainsi créée(s)”, indique le CSA.

Dans les quatre autres choix possibles, il s’agirait de procéder à une renumérotation afin de “retrouver une offre de programmes continue. Ce serait alors la première fois qu’une telle opération interviendrait pour les chaînes en clair de la TNT”.

Premier possibilité imaginée serait d’affecter les numéros de canaux vacants “par tirages au sort successifs parmi les chaînes dont le numéro est supérieur au plus petit numéro vacant”.

Vient ensuite, la réattribution aux derniers services de la numérotation actuelle. “Ce scénario vise à minimiser le nombre de chaines changeant de numéro : pour répondre à cet objectif, la ou les chaînes occupant les derniers numéros du plan de service seraient déplacées vers le ou les numéro(s) laissé(s) vacant(s). Les autres chaînes ne changeraient pas de numéro”, explique le conseil. LCI et France info seraient alors les grandes gagnantes.

Autre scénario mis sur la table, le décalage des numéros vers le bas. Dans celui-ci,” les chaînes situées après un numéro laissé vacant seraient décalées vers le numéro directement inférieur à celui qu’elles occupent afin de rétablir la continuité de l’offre de programmes, sans modifier l’ordre dans lequel ces chaînes sont actuellement agencées”. BFM  TV prendrait alors le canal 14 et TF1 Séries Films, le 19.

Enfin, un dernier scénario apparaît comme plausible par le CSA, soit de regrouper des chaînes par blocs thématiques. “Ce scénario nécessiterait de définir les thématiques sur la base desquelles les blocs seraient organisés, les modalités de classement des blocs entre eux, ainsi que les modalités de classement des chaînes au sein d’un même bloc.” 

Une autre variante consisterait à mettre en place un ou plusieurs blocs thématiques, “sans chercher à affecter l’ensemble des chaînes à l’un de ces blocs”. Le plan de service se rapprocherait alors de celui des distributeurs sur les réseaux autres que ceux de TNT.

Fin de la consultation le 1er février prochain

Les acteurs intéressés peuvent adresser une contribution au plus tard le 1er février 202, fait savoir le Conseil supérieur de l’audiovisuel. Plusieurs questions sont posées comme, “Quels sont les avantages et inconvénients de chaque scénario, à la fois pour les éditeurs et les téléspectateurs ?”, “Dans quel bloc serait affectée chaque chaîne de la TNT actuelle”, si le scénario allant dans ce sens est choisi ou encore “avez-vous une préférence parmi l’ensemble des scénarios, ceux présentés dans ce document et ceux que, le cas échéant, vous auriez identifiés par ailleurs ? Pouvez-vous classer les scénarios par ordre de préférence ? Y en a-t-il à écarter absolument ? Pour quelles raisons ?”.

 

 

 

 

 

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Hadopi : le piratage a baissé en 10 ans mais pas assez, 1 milliard d’euros de manque à gagner en 2019

Lancé en 2009, Hadopi dresse un bilan très mitigé après 10 ans d’existence.

En 10 ans, Hadopi, c’est : 82 millions d’euros investis pour 13 millions d’avertissements et seulement 87 000 euros d’amende récoltés. Ce 2 décembre, la Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur internet a publié un communiqué indiquant que malgré une baisse des piratages, ce dernier concerne encore plus de 11 millions de personnes par mois.

Hadopi a étudié les conséquence économiques du piratage des contenus audiovisuels et des retransmissions d’événements sportifs. Une pratique qui porte préjudice aux droits des créateurs et créé un manque a gagner s’élevant à plus d’un milliard d’euros pour le secteur audiovisuel et sportif.

 La crise sanitaire est une période propice aux piratages avec 13.6 millions d’actes de piratage en mars et avril contre seulement 8 millions en moyenne avant l’entrée en confinement. Ces piratages à outrance portent préjudice aux salles de cinéma, éditeurs de DVD, chaînes de télé, mais aussi aux finances publiques qui accusent 332 millions d’euros de perte sur les prélèvements de TVA et l’impôt sur les sociétés. 

En 2019, 22 % des internautes de 15 ans et plus ont piraté des films ou de la musique, contre 32 % en 2010. Une baisse due aux avertissements, amendes et fermeture des sites spécialisés. “Toutefois, la situation du piratage aujourd’hui reste encore très critique et le fléau est loin d’être éradiqué”, indique Denis Rapone, président de l’Hadopi. 

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Apple : une faille de sécurité permettait de pirater l’iPhone en sans-fil

Une vulnérabilité a été repérée sur les dispositifs mobiles d’Apple et fort heureusement corrigée. Elle permettait la diffusion de code malveillant d’appareil en appareil via le sans-fil.

Une faille qu’il est bon de savoir corrigée. Ian Beer, chercheur en sécurité informatique au sein de Google Project Zero, avait en effet repéré une vulnérabilité affectant les smartphones iPhone et les tablettes iPad. 

Corrigée depuis janvier 2020 grâce à la mise à jour iOS 13.1.1, la brèche en question se situait au niveau de l’API AWDL (Apple Wireless Direct Link), laquelle permet d’établir des communications directes entre appareils de la firme à la pomme et sert notamment pour AirDrop. 

Grâce à un dépassement de zone mémoire, celle-ci rendait possible le partage de code malveillant en sans-fil, avec une circulation d’appareil en appareil, sans la moindre intervention de l’utilisateur. L’une des meilleures illustrations de la portée de ladite faille est la vidéo de démonstration ci-dessous. Un petit lot d’iPhone plantent tour à tour en quelques secondes à peine. Diablement efficace.

Source : 01net

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Free en passe de lancer la 5G au Sénégal

Après un an de présence sur le territoire Sénégalais, la marque Free annonce un lancement prochain de la 5G. “Une histoire de quelques semaines” d’après son directeur général. 

La 5G de Free arrive bientôt au Sénégal.  Le premier octobre 2019, l’opérateur Tigo annonçait son changement de nom pour Free après son rachat par Xavier Niel et deux associés et proposait trois forfaits mobiles ainsi que d’autres services comme Free Money. Sans se reposer sur ses lauriers, la marque Free a également préparé l’arrivée de la 5G. 

Son directeur général, Mamadou Mbengue, annonce en effet “notre réseau est prêt pour la 5G“, même si la technologie n’est pas encore commercialisée au Sénégal. L’opérateur a ainsi fait la démonstration de “tous les cas pratiques de la 5G” au président de la république, parmi lesquels les possibilités permises en terme de voiture connectée, de réalité virtuelle… La marque Free a également effectué une démonstration de son nouveau réseau au cours d’une conférence de presse, avec un concert mettant en scène différents musiciens situés à des locations différentes, jouant ensemble grâce à la 5G.

Son réseau mobile couvre à présent 55% de la population Sénégalaise en 4G avec 1300 sites, pour une couverture totale de 95% de la population. “On a fait en l’espace d’un an, ce qui avait été fait en presque 9 ans” annonce le patron de Free Sénégal.

Pour rappel, cet opérateur est détenu par la holding NJJ de Xavier Niel, Iliad/Free et Free Sénégal sont donc deux entités différentes, la seconde reprenant la marque de la première.

Source : Socialnetlink.org

 

 

 

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Déploiement 4G en novembre : Orange, Free et Bouygues se bougent les fesses, SFR encore une fois en queue de peloton

L’ANFR vient de publier les chiffres de déploiement des réseaux mobiles au 1er décembre 2020.

A cette date, 51 797 sites 4G sont autorisés en métropole au 1er décembre, dont 46 823 sont déclarés en service. Au mois de novembre, les autorisations et mises en service de sites 4G ont poursuivi leur progression :

  • les demandes d’autorisations des sites 4G se sont accrues de 0,5 %;
  • les mises en service de sites 4G ont augmenté de 1,1 %.

Durant ce mois de novembre 3 opérateurs ont été particulièrement actifs. C’est Orange qui s’en sort le mieux en arrivant en tête avec 368 nouveaux sites 4G. Suit Bouygues Télécom avec 332 sites 4G supplémentaires. Free se classe 3ème avec 329 sites mis en service. Enfin SFR ferme la marche, pour le quatrième mois consécutif, avec 243 sites 4G activés. Le classement général ne change pas.

Le bilan des sites 4G mis en service en métropole s’établit comme suit :

  1. Orange (24 395 sites, +368 en novembre 2020);
  2. SFR (20 829 sites, + 243 en novembre 2020);
  3. Bouygues Telecom (20 288 sites, + 332 en novembre 2020);
  4. Free Mobile (18 328 sites, + 325 en novembre 2020).

Focus sur le déploiement 4G de Free

En plus du déploiement de nouveaux sites 4G, Free a été légèrement actif concernant les fréquences 1800 MHz avec 168 antennes supplémentaires activées durant le mois dernier soit 15 779 au total. Mais c’est surtout sur les fréquences 700MHz, dites en or, que Free réalise un véritable pari, avec 342 nouvelles antennes activées durant le mois dernier pour un total de 17 643 antennes. 

Comme le montre l’ANFR, Free prépare ainsi le terrain pour pouvoir déployer la 5G sur les fréquences 700MHz, qui seront dévolues à la 5G. Ce déploiement massif de Free permettra donc de proposer une couverture national dès le le lancement de ses offres qui arrivent dans les prochains jours ou prochaines semaines. Le débit sera par contre a peine plus élevé que pour la 4G

Variation du déploiement 4G au cours du mois de novembre

Déploiement 3G : Un mois de novembre durant lequel Free a été légèrement actif

Outre la 4G, Free continue le déploiement de sites 3G, mais avec seulement 202 sites supplémentaires activés sur le mois de novembre pour un total de 19 183 sites 3G activés. 

 

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Découvrez le 1er observatoire 5G de l’ANFR, avec les sites autorisés pour Free, Orange, Bouygues et SFR

L’Agence nationale des fréquences (ANFR) vient de publier son premier observatoire des sites 5G  autorisés sur le territoire

Au 1er décembre, 15 901 sites 5G ont été autorisés par l’ANFR, tous opérateurs confondus. Toutes ces autorisations concernent des sites existants, déjà utilisés par les technologies 2G, 3G ou 4G.  

En France, trois bandes de fréquences permettent à ce jour de fournir un service 5G :

  • 11 770 sites sont autorisés la bande 700 MHz (Free Mobile);
  • 5 000 sites sont autorisés dans la bande 2 100 MHz (Bouygues Telecom, Orange et SFR);
  • 1 092 sites sont autorisés dans la nouvelle bande 3,5 GHz (Bouygues Telecom, Free Mobile, Orange et SFR)

A noter que la somme des sites autorisés par bande de fréquences dépasse le total des supports autorisés, certains sites étant mutualisés.

Tableau de synthèse 5G en métropole

Lorsqu’un site est autorisé, l’opérateur a le droit de le mettre en service. En cette période de lancement des offres, l’ANFR n’indiquera pas les mises en service 5G, dont l’évolution est quotidienne.   

Stations 5G autorisées par opérateur

Stations 5G autorisées par bande de fréquence

 

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Découvrez la répartition des antennes mobiles Free 3G/4G sur Palaiseau dans l’Essonne

Aujourd’hui grâce aux données du site antennesmobiles.fr, Univers Freebox vous propose de découvrir la carte des antennes mobiles Free de la ville de Palaiseau.

Carte des antennes mobiles Free 4G

Free a implanté 4 antennes mobiles 4G dans la ville de Palaiseau (antennes non-actives incluses).

Ces dernières sont réparties de la manière suivante :

– 700 MHz : 4 antennes

– 1800 MHz : 4 antennes

– 2600 MHz : 4 antennes

Cartes des antennes mobiles Free 3G

Free a également implanté 4 antennes mobiles 3G dans la ville de Palaiseau (antennes non-actives incluses).

Nous rappelons qu’un même pylône permet l’installation de plusieurs antennes et donc permet de diffuser plusieurs fréquences simultanément.

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Free recherche un développeur front end à Paris

Free recherche un(e) développeur(-euse) front end H/F à Paris. Les lecteurs d’Univers Freebox étant, a priori, concernés par le monde des télécoms et de Free en particulier, nul doute que certains d’entre vous seront intéressés et qualifiés pour ce poste.

LE POSTE

Rattaché à la direction du développement, le développeur front apporte son expertise afin de rendre les applications/outils accessibles, design, ergonomique et facile à utiliser

Grâce à ses compétences autour du design et de l’expérience utilisateur, il travaille en étroite collaboration avec le Lead développeur sur le développement d’outils principalement destinés à une utilisation interne. Il a une vraie appétence au design et se tient régulièrement informé des tendances graphiques du web.

Ses missions :

  • Analyse et prise en charge du cahier des charges
  • Faire de la veille sur les tendances actuelles du design web (ergonomie et graphique)
  • Assurer l’ergonomie visuelle et fonctionnelle des outils web (front end)
  • Maîtrise du responsive design, de l’UX et des interfaces mobiles
  • Utilisation des outils collaboratifs
  • Réalisation et suivi des phases d’intégration et de test
  • Maintenance, évolution et corrections des développements

PROFIL RECHERCHÉ

Vous êtes pro actif(ve) et savez travailler en équipe. Vous avez un esprit créatif, une forte sensibilité au design et à l’innovation. Vous aimez travailler dans une équipe dynamique dans une bonne ambiance.

Compétences attendues :

  • Niveau Bac+ 3
  • Avoir une première expérience professionnelle, en tant que développeur front-end ou intégrateur.
  • Maitrise de HTML5
  • Très bonne connaissance de CSS et responsive design : une connaissance de Sass est un +
  • Bonne connaissance de Java Script : connaissance de react JS est un +
  • Utiliser un système de versioning (GIT)

CONDITIONS PRATIQUES

  • CDI
  • Temps plein

Niveau d’expérience requis : Expérience exigée

Niveau d’étude requis : Bac +2 à Bac +4

Permis requis : Permis non obligatoire

Prise de poste : Dès que possible

Type de salaire : A définir selon profil

Avantages salariaux : Remboursement des frais de transport
CE
Mutuelle
Carte ticket restaurant
Primes d’intéressement et de participation

Postulez ici.

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IPV6 : Free à deux doigts du 100% d’activation pour ses abonnés Freebox, loin devant tous ses rivaux

L’Arcep dévoile son baromètre annuel de la transition vers l’IPv6. Free a déjà activé cette technologie pour 99% de ses abonnés fixes mi-2019, et si Orange et Bouygues progressent, SFR quant à lui régresse.

La pénurie de l’IPv4 est actée depuis fin 2019, le dernier bloc d’adresse disponible ayant été alloué le 25 novembre. Ce manque d’adresse entraîne également, selon l’Arcep, une augmentation du prix de ces dernières, bloquant l’arrivée potentielle de nouveaux acteurs sur le web. La migration vers l’IPv6 est donc “brûlante d’actualité“, explique la police des télécoms. Du côté des opérateurs, l’Arcep “constate des progrès”, mais appelle les telcos à renforcer encore plus leurs efforts.

Côté activation, Free a réalisé une progression fulgurante. Sa part d’abonnés fixe activés en IPv6 est passée de 80% en juin 2019 à 99% fin juin 2020, portée par la décision de l’opérateur en mai 2019 de supprimer la possibilité de désactiver l’IPv6. Il distance ainsi complètement Orange, deuxième avec 75%, Bouygues et ses 28% et SFR atteint un taux de 1,6% d’abonnés fixes activés en IPv6.

Les projections à mi-2023 sont jugées “encourageantes” pour Free et Orange. L’opérateur de Xavier Niel atteindra les 100% à cette échéance, tandis que celui de Stéphane Richard prévoit un taux d’activation entre 85% et 95%. Si du côté de ces deux telcos, l’Arcep est confiant, le gendarme tire la sonnette d’alarme pour les deux opérateurs restants.

SFR est particulièrement visé, avec un taux d’activation en baisse, passant de 6,7% mi-2019 à 1,6% mi-2020. Cette chute s’explique principalement par ” la diminution des clients activés en FttH” d’après le régulateur, et l’opérateur au carré rouge est encouragé à réaliser cette activation par défaut et systématiquement. A noter d’ailleurs que sur le réseau XdSL, l’opérateur annonce 100% de clients IPv6-ready, contre 1,8% de clients activés. Les activations à venir pour la filiale d’Altice sont également insuffisantes pour le gendarme des télécoms (entre 5% et 15% à mi-2022 et entre 10% et 20% à mi-2023).

Malgré sa progression et des prévisions encourageantes, le rythme de déploiement de Bouygues Telecom est jugé insuffisant par la police des télécoms. Ce dernier renouvelle donc ses encouragements à accélérer l’activation de l’IPv6 sur le réseau fixe.

Du côté des offres professionnelles, le déploiement est également insuffisant et l’Arcep incite à une activation plus rapide. Bouygues Telecom, Free et SFR sont pour leur part encouragés à entamer au plus vite la transition sur la 4G fixe. Orange quant à lui, compte l’intégralité de ses clients 4G fixe IPv6-ready, et est invité à l’activer par défaut sur cette technologie.

Sur le réseau mobile, l’Arcep alerte à nouveau sur le retard des opérateurs dans le déploiement. Bouygues Telecom se démarque nettement, avec 87% de clients Android et 98% de clients iPhone activés en IPv6 à mi-2020. Pour Free Mobile, le régulateur estime “particulièrement regrettable que Free Mobile n’ait pas encore entamé la transition de son réseau mobile à ce jour, et n’ait toujours pas transmis de prévisions”. En effet, si SFR non plus n’a pas encore activé l’IPv6 pour ses abonnés mobiles, il prévoit un activation à hauteur de 85% sur les iPhone l’année prochaine, et entre 10 et 20% sur les mobiles Android.

Pour rappel, l’iPV6 doit à terme remplacer l’iPv4, qui ne peut pas générer suffisamment d’adresses. Grâce à des adresses de 128 bits au lieu de 32 bits, IPv6 dispose d’un espace d’adressage bien plus important.

 

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