C’était il y a quelques mois. Faisant partie des zones blanches, le village de Saint-Christophe-sur-Condé, dans le département de l’Eure, en région Normandie, a vu s’installer une antenne-relais de téléphone mobile de Free, chemin Durand, non loin de la salle des fêtes. Celle-ci ne devait toutefois être activée que plus tard, “peut-être en juin”, comme l’indique le maire Alain Huard.
Mais l’élu a décidé d’insister auprès de Free pour faire avancer son activation. Finalement l’antenne-relais a été activée le mercredi 18 mars, soit au début du confinement de la population. “Je les harcèle depuis plusieurs semaines, et depuis le Coronavirus, j’ai été encore plus dur. Je leur ai dit que des vies étaient en jeu et qu’en cette période difficile les habitants avaient besoin de communiquer avec leurs familles”, indique Alain Huard.
Celui-ci note d’ailleurs que les habitants sont “sont hyper heureux”, que “cela désenclave le village en ce qui concerne la santé : SMUR, ambulances, gendarmes, pompiers, entreprises”.
SFR vient d’annoncer une action de taille en association avec Emmaüs Connect, la Croix-Rouge , le Ministère de l’éducation nationale et de la Jeunesse et la Fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux France.
Face à l’urgence sanitaire actuelle et pour aider les personnes exclues du numérique durant le confinement, SFR fait don de 75000 recharges prépayées, 20 000 smartphones avec appels et SMS illimités et un total de 700 000 Go de données.
Un geste pour les plus démunis, mais aussi pour les secteurs essentiels
L’opérateur annonce ainsi qu’en partenariat avec Emmaüs Connect, il met en place un plan d’urgence pour soutenir Emmaüs et la Croix-Rouge française en faisant don à 20 000 personnes en situation de grande précarité de rechargées prépayées comprenant appels/SMS illimités ainsi que 5Go de data, valables 30 jours. Le tout accompagné de téléphones et de smartphones, afin de permettre à ces personnes démunies d’effectuer leurs démarches essentielles. C’est un total de 20 000 téléphones, dont 5000 smartphones qui seront distribués.
De même, pour les jeunes confinés chez eux et dont l’école à fermé, SFR a fait don de 50 000 recharges prépayées de 12 Go pour qu’ils puissent continuer à étudier chez eux. En effet, certains élèves n’ont pas la connexion nécessaire pour étudier correctement en ligne.
L’opérateur annonce également l’augmentation de la connexion de 5000 personnes bénéficiaires d’Emmaüs Connect (association dédiée à l’inclusion numérique). Pour cela, il fera don de recharges prépayées comprenant appels/SMS illimités et 10 Go de data.
Les hôpitaux ne seront pas en reste, l’opérateur ayant notamment réalisé une campagne SMS d’appel au don pour la fondation Hôpitaux de Paris- Hôpitaux de France. Ainsi, les abonnés mobiles SFR et RED auront l’opportunité de réaliser un don de 5 euros par SMS, directement débité sur leur facture mobile. Cette opération permettra notamment aux hôpitaux de fournir des tablettes pour aider les patients à communiquer avec leurs familles.
En collaboration avec Crosscall, SFR “va donner des centaines de cartes SIM activées pour une durée de deux mois aux Hôpitaux de Paris. L’objectif est de fournir des lignes téléphoniques à certains malades démunis et coupés du monde extérieur en cette période de confinement.“. L’opérateur fera également don de tablettes afin d’aider le personnel à mieux gérer l’accueil des malades dans certains hôpitaux, notamment l’établissement Georges Pompidou à Paris.
L’Europe sollicite les opérateurs télécoms. Elle les invite en effet à partager leurs métadonnées avec les chercheurs pour faciliter le suivi de l’évolution des virus et l’anticipation des crises sanitaires.
En pleine crise sanitaire, Thierry Breton a choisi une démarche de responsabilisation plutôt que législative pour des résultats plus rapides. Le Commissaire européen au Numérique a ainsi obtenu des géants de streaming et des réseaux sociaux qu’ils limitent leur impact sur la charge des réseaux, afin de limiter les perturbations pour le télétravail et l’enseignement en ligne. Il s’est par ailleurs adressé aux opérateurs télécoms.
En effet, Thierry Breton a rencontré ce lundi plusieurs opérateurs européens, dont Deutsche Telekom, Orange, Telecom Italia et Vodafone pour leur demander un partage des métadonnées avec les chercheurs. Mais dans quel but ? Il s’agirait en effet de permettre aux chercheurs de modéliser plus facilement la propagation des virus au sein de la population, afin de mieux prévoir les pics épidémiologiques. Quid de la vie privée avec une telle démarche ? Les données seraient anonymisées. Et pour ceux qui craindraient une surveillance généralisée, les données d’un ou deux opérateurs par pays suffiraient.
En France, Orange collabore déjà avec l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale). “Nous travaillons actuellement avec l’Inserm et des préfectures, afin de pouvoir alimenter sous quelques jours les autorités avec des indicateurs statistiques construits en toute conformité avec la réglementation sur les données personnelles”, a récemment déclaré l’opérateur à l’AFP. Au Figaro, le PDG d’Orange Stéphane Richard a aussi souligné la nécessité de quelques ajustements : “Cela demande des ajustements réglementaires et un accord de la CNIL. Ainsi, il faudrait pouvoir garder des données sur une durée de temps longue. Or, actuellement, nous devons les supprimer au bout d’un an. Nous voudrions les garder deux ans. Ce sont des travaux tout à fait essentiels”.
Sans surprise, les messageries et les outils collaboratifs font partie des applications les plus téléchargées par les Français, en cette période de confinement.
En ces temps de confinement, les Français sont davantage sur leurs écrans, dont ceux des smartphones et des tablettes tactiles. Le cabinet d’étude Statista s’est ainsi intéressé aux applications mobiles qu’ils avaient le plus téléchargées durant la première semaine de confinement. Il a établi des Tops 10 pour Android et iOS, sur le semaine du 16 au 22 mars 2020, avec des chiffes exprimés en milliers.
Ci-dessous, le classement pour le Play Store (Android), avec un podium WhatsApp, Discord et Trivia.io (381 900, 252 300 et 203 300 téléchargements)
Et celui sur l’App Store (iOS/iPadOS), avec un podium Discord, Zoom Cloud Meetings et Houseparty (187 000, 114 700 et 104 700 téléchargements) :
Dans ces classements, on y retrouve évidemment des applications de messagerie tels que Discord, Skype et WhatsApp (la première et la troisième apparaissant d’ailleurs dans les deux), ainsi que des outils liés au télétravail comme Zoom Cloud Meetings (visible dans les deux), Microsoft Teams et Microsoft One Note. Au programme également des jeux. Notez enfin l’application Alertes Info, pas mal téléchargée par les utilisateurs Android et se retrouvant à la quatrième place.
Comme chaque semaine, nous vous proposons notre chronique « Ça s’est passé chez Free et dans les Télécoms … » Celle-ci vous propose de vous replonger dans les événements qui ont fait l’actualité de la semaine en cours, mais durant les années, les décennies, voire les siècles précédents. Ces événements concerneront Free bien sûr, mais plus largement les télécoms et le numérique. Souvenirs, souvenirs …
21 mars 2017 : Free propose le premier forfait 4G illimité
L’un des forfaits mythiques de Free Mobile fête ses trois ans: le forfait data illimité à 15,99€/mois pour les abonnés Freebox a été lancé en 2017 ! C’est la première fois qu’un forfait propose la 4G illimitée en France, en plus des appels, des SMS et des MMS illimités en France métropolitaine. La formule n’a pas changé depuis, et constitue toujours le porte étendard de l’opérateur.
L’occasion pour Free de bien plaisanter
25 mars 2005 : Free propose en avant-première la TNT sur sa Freebox !
Free, en avance sur la TNT également ! Alors que le lancement de la Télévision Numérique Terrestre est prévue pour la semaine suivante, l’opérateur annonce qu’il pourra proposer 11 des 14 chaînes de la TNT une semaine auparavant. Cet accès anticipé pouvait se faire sur toutes les Freebox grâce au cordon Péritel fourni à l’époque.
On ne résiste pas à un petit interlude musical… faîtes exploser les enceintes !
19 Mars 2010 : Univers Freebox ouvre son concept store
Dans cette chronique, nous n’avons pas trop l’occasion de parler de nous (si ce n’est de notre superbe chaîne YouTube de temps en temps, abonnez vous ! 😉 ) mais c’est un gros évènement pour nous alors on le clâme haut et fort. Le concept store a fêté ses 10 ans cette semaine ! Toujours en activité,(excepté durant l’épidémie actuelle, bien sûr) notre store a pour but d’accompagner les abonnés dans leurs démarches concernant les Freebox et Free Mobile.
Les premières esquisses du projet, qui dure maintenant depuis 10 ans.
20 Mars 2008 : Les Freebox passent au débit maximal disponible via l’ADSL2
Godspeed ! Le débit de connexion proposé par Free se voit boosté à 22 Mbps dans les zones non dégroupées. Le tout, sans changer le prix de son offre.
Difficile de trouver une image intéressante pour illustrer l’ADSL 2, donc voici un peu de Rodolphe pour compenser.
23 Mars 2015 : Bouygues Télécom propose sa nouvelle Bbox Miami à tous
Annoncée fin 2014, la Bbox Miami est finalement commercialisée pour tous 5 ans auparavant. Elle n’était pas encore proposée avec Android TV, son passage sous l’OS de Google se ferait dans les mois suivants. A noter d’ailleurs qu’à l’époque, Bouygues avait réalisé un petit tacle à l’égard de la Freebox mini 4K que l’on pouvait “cacher dans un tiroir” d’après Xavier Niel. Le communiqué de Bouygues Télécom se concluait lui avec un malicieux « Plus besoin de vouloir la cacher au fond d’un tiroir ! » .
Malgré ses protocoles de sécurité, le Google Play Store a laissé un programme malveillant s’incruster et infecter 56 applications, dont certaines visant les plus jeunes.
La firme de Mountain View peine à filtrer les logiciels malveillants en ce temps de crise. Baptisé Tekya, ce programme malveillant est passé entre les mailles du filet du magasin d’applications en ligne de Google et a vérolé pas moins de 56 applications faisant ainsi des milliers de victimes.
Les pirates ont développé ce malware dans le but de simuler des interactions utilisateurs avec des annonces publicitaires, (bannières ou autres) afin de récolter des revenus à l’insu de ses utilisateurs.
Ces 56 applications ont été repérées par le site spécialisé Check Point et il s’avère que 24 applications infectées sont destinées aux enfants. Même si les applications ont à l’heure actuelle été retirées du Google Play Store, il est conseillé de vérifier vos smartphones afin de supprimer les applications touchées par Tekya au cas où certaines seraient encore présentes sur vos appareils.
En période de crise sanitaire et de confinement de la population, les internautes utilisent davantage les réseaux sociaux, pour suivre l’actualité, mais également rester en contact avec leurs proches ou se divertir. Une aubaine pour les géants du secteur ? Pas vraiment, à en croire Facebook.
Le géant américain confirme que l’usage de ses services ont augmenté, à l’image des appels voix et vidéo via ses applications Messenger et WhatsApp (dans le cadre de l’épidémie COVID-19, rappelons d’ailleurs que la deuxième application a récemment accueilli un chatbot de l’OMS). “Dans de nombreux pays fortement affectés par le virus, le volume de messages échangés a plus que doublé en un mois”, ont déclaré les vice-présidents Alex Schultz et Jay Parikh dans un communiqué. Et d’ajouter, en citant l’Italie : “le temps passé dans des appels en groupe (avec 3 participants et plus) a bondi de 1 000 % pendant le mois dernier”.
Sauf qu’en parallèle, les revenus publicitaires ont diminué dans les pays touchés. “Nous voyons notre activité publicitaire s’affaiblir dans les pays qui prennent des mesures draconiennes pour diminuer la propagation du Covid-19”, indiquent en effet Alex Schultz et Jay Parikh. Facebook voit donc son activité augmenter avec des utilisateurs plus présents et plus actifs, mais n’en tire pas de bénéfice. Un paradoxe qui n’est pas sans rappeler celui vécu par un autre réseau social, à savoir Twitter. Alors qu’il est sous la pression du fonds d’investissement Elliott pour un accroissement du nombre d’utilisateurs et une meilleure monétisation, le site de microblogging a ainsi revu à la baisse ses prévisions financières.
Orange s’implique dans la lutte contre l’épidémie de Coronavirus. Ainsi, il envoie un SMS à ses abonnés les redirigeant vers une page listant toutes ses recommandations pour ménager le réseau, tant fixe que mobile.
L’opérateur a déjà pris des positions fortes concernant la gestion de la crise sanitaire actuelle dans le milieu des télécoms. Après avoir demandé le retrait de Disney+, mais aussi mis en chantier des projets visant à utiliser les données de localisation des abonnés pour mesurer le confinement, l’opérateur appelle désormais à la responsabilité de ses abonnés par SMS.
Un SMS dans le cadre de son opération “Bien Vivre le Digital”
Ainsi, les abonnés Orange ou Sosh ont pu recevoir ce SMS, les dirigeant vers une page proposant 10 recommandations pour aider à soulager le réseau télécom qui est bien plus sollicité en ce moment où les Français sont confinés.
On se retrouve alors sur une page dédiée aux conseils donnés par Orange, qui concernent tout autant les abonnés mobiles que les abonnés fixes.
Les conseils sont les suivants et ont certains sont partagés par l’Arcep ou la FFT par exemple.
Privilégier le wifi et l’optimiser
Privilégier le téléchargement au streaming
Désactiver les transferts automatiques vers les clouds ainsi que les téléchargements et mises à jour
Retirer la fonction autoplay de Facebook
Réduire la qualit du son de son application de streaming musical
En télétravail : se connecter au VPN de l’entreprise uniquement en cas de besoin
Limiter les jeux en ligne
Limiter les visioconférences
Surveiller sa consommation
Se servir du partage de connexion sur son téléphone uniquement dans les endroits où c’est nécessaire
L’opérateur s’est depuis quelques temps déjà engagé pour le changement des usages du numérique, avec sa campagne “Bien vivre le digital”, qui donc continue en cette période de crise.
YouTube va baisser la qualité de ses vidéos dans les jours qui viennent pour la qualité 480p, une définition « Standard ». Les vidéos seront donc affichées par défaut en SD sur la plateforme vidéo, afin d’éviter de surcharger le réseau.
En effet, la semaine dernière, Google a accepté la requête de l’UE concernant les limitations de débits de plusieurs géants du Web afin de désengorger le réseau et éviter une congestion d’Internet. Suite à cette demande du gouvernement, YouTube applique aujourd’hui cette manœuvre pour le monde entier.
Cela ne veut pas dire que la HD n’est plus disponible, mais simplement que par défaut, la définition 480p vous sera proposée. Il sera quand même possible de passer la vidéo en qualité 720p ou 1080p HD mais il est conseillé de ne le faire qu’à partir de 23 heures, afin d’éviter une surcharge de bande passante.
Le changement est déjà en cours, et sera effectif dans les jours qui viennent partout dans le monde et sur tous les supports à savoir : mobile, TV et PC.
La plateforme vidéo de la firme de Mountain View a opté pour cette démarche afin ne pas saturer le réseau qui subit actuellement une forte hausse de trafic à cause du confinement lié au Coronavirus. De plus en plus de personnes utilisent donc Netflix, YouTube ou d’autres services du même genre pour passer le temps. A noter que le streaming vidéo est le service le plus utilisé sur Internet, cette opération a donc pour but de libérer le réseau afin de ne pas entraver le télétravail ou l’éducation en ligne qui sont des domaines prioritaires en ce temps de crise.
Mauvaise adresse et arnaque connue, voilà un phishing qui se retrouve rapidement KO.
Certaines campagnes de phishing peuvent semer le doute chez les destinataires et en pousser certains à tomber dans le panneau. Pas celle-ci, en tout cas.
Le journaliste Samuel LevyBensussan a ainsi reçu un e-mail se disant de Free. Un défaut de paiement, avec une suspension de ligne à la clé. Si la missive ne pique pas trop les yeux, elle est malheureusement arrivée à la mauvaise adresse, l’homme n’ayant aucun contrat chez l’opérateur de Xavier Niel.
De plus, l’auteur n’a pas été très créatif pour sa campagne d’hameçonnage. Cette arnaque ne date pas d’hier. Nous vous en parlions déjà en 2015. En cherchant avec un moteur de recherche la phrase “Votre abonnement fera l’objet d’une suspension complète suite à un défaut de paiement de 1.99 euro. Nous vous invitons à régulariser la situation avant”, on la retrouve ainsi facilement.
Les réactions suite à la publication du tweet – surtout une – ont également de quoi faire sourire…
Parmi les bons réflexes pour éviter de se faire avoir, rappelons qu’il faut regarder l’adresse d’expédition, l’adresse des liens dans le message, la cohérence du message, les fautes un peu trop nombreuses et utiliser le texte du message pour voir s’il n’a pas déjà été utilisé dans du phishing signalé par des sites tels qu’Univers Freebox.
En parlant justement de signalement, pensez à nous indiquer, par e-mail ou via Twitter, les nouveaux phishings que vous pourriez recevoir par e-mail ou par SMS. Pensez également à signaler tout site de phishing sur http://phishing-initiative.com/.