Auteur : lucas

Scaleway : la filiale cloud d’Iliad élue premier fournisseur cloud de la French Tech

Scaleway a intégré le classement FrenchWeb 500 édition 2020 et s’est hissée à la première place dans son domaine. 

Dans la French Tech, Scaleway est sur son petit nuage. Pour sa cinquième édition, le FrenchWeb 500 a décerné la 29ème place dans le classement général des entreprises les plus dynamiques de la French Tech et la première en tant que fournisseur cloud.

Ce classement établit un panorama des entreprises de la tech française, tant pour les grands groupes, les start-up ou les PME. En analysant le potentiel des entreprises, leurs performances (taux de croissance annuel du chiffre d’affaires sur les trois derniers exercices, effectifs)… elle permet d’établir un classement des sociétés basé sur leur dynamique de développement. Et Scaleway a bien performé dans ce classement.

Il faut dire que l’entreprise casse les codes et propose une gamme d’offre très vaste, s’échelonnant “depuis la plus petite unité de calcul avec Stardust, disponible pour moins de deux euros par mois, jusqu’aux configurations bare metal les plus musclées dédiées aux clients les plus exigeants.“. Yann Lechelle, son Directeur Général et Arnaud de Bermingham, son Président et fondateur ont salué l’investissement de leurs équipes. “La R&D et la quête permanente d’une qualité de service toujours meilleure sont les clés du succès de Scaleway” assure la firme dans son communiqué. Autre facteur sur lequel la filiale d’Iliad peut compter : son expérience. Une expertise en datacenter et infrastructure cloud développée depuis plus de 20 ans, qui lui ont permis de devenir leader du “cloud public” en France et en Europe.

Se démarquer de la concurrence, tant au niveau des offres, que dans les moyens techniques utilisés, c’est le projet pour la filiale. Dans un reportage pour Univers Freebox, son fondateur nous expliquait le défi techno-écolo que Scaleway a réussi à relever. Datacenters moins gourmands en électricité, technologie de refroidissement avancée, le tout en proposant des performances “30 à 60% moins chères à prestation équivalente que les géants du marché“.

De quoi atteindre des “performances environnementales inégalées”

Une position de leader européen qui a son importance, surtout en ce moment, puisque bien que des fournisseurs de cloud de qualité existent, ils se font rares et sont généralement des acteurs dominants étrangers (comme Google) et qui bénéficient d’un choix par défaut, basé sur leur notoriété. Scaleway voit les choses autrement : “les clients ont non seulement besoin de davantage de choix et d’indépendance en tant que décideurs, mais aussi d’une puissance de calcul et de stockage qui soient flexibles, fiables, abordables, sécurisés, souverains et durables. Scaleway Propose tout cela” explique Yann Lechelle. Un engagement qui se résume en un slogan anglais : “The cloud that makes sense“, le cloud qui a du sens.

Pour FrenchWeb, cette cinquième édition permet de rappeler la force de l’écosystème tech français, même en pleine crise sanitaire. La French Tech représentait plus de 20 milliards d’euros de chiffre d’affaires et plus de 30 000 recrutements en 2019.

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Comment “tout capter sur la 5G” ? Voici la série qu’il vous faut

La Fédération Française des Télécoms continue son approche pédagogique à l’approche du lancement de la nouvelle génération de téléphonie mobile, en publiant une série de vidéos.

Un peu de mal à capter ? La FFT est là pour vous. Qu’est-ce que la 5G, à quoi ça va servir ? Tant de questions qui font durer le débat concernant son arrivée dans l’hexagone prévue dès demain par Orange. La fédération regroupant de nombreux opérateurs, dont Orange, Bouygues et SFR (mais pas Free) enfile sa blouse blanche et sort aujourd’hui une série de vidéos sur sa chaîne YouTube nommée “Tout capter sur la 5G“.

Vous pouvez retrouver l’ensemble des vidéos et leurs retranscriptions écrites sur le site de la FFT

Une petite série de 5 épisodes en format court, chacun répondant à une problématique précise : le rapport entre 5G et télémédecine, son impact sur l’environnement ou encore son utilité prochaine.

Ce n’est pas la première fois que la FFT propose une approche pédagogique et participe au débat sur la 5G. En début d’année, les opérateurs avaient déjà rappelé les études existantes concernant l’impact des ondes sur la santé et sur l’environnement pour calmer les tensions. Une méthode qui n’avait pas vraiment marché, le débat s’étant enflammé à l’approche des enchères en septembre dernier.

Certains opérateurs avaient déjà annoncé vouloir retrousser leurs manches et se rendre sur le terrai pour apaiser les craintes. Notamment Orange qui compte endosser son rôle de pédagogue, avec l’organisation de “forums sur la 5G là où les gens se posent des questions”“Il faut qu’une discussion s’installe dans les villes qui en feront la demande”, a concédé en septembre dernier le PDG de l’opérateur historique.

Si vous souhaitez en savoir plus sur la nouvelle génération de téléphonie mobile, Univers Freebox a publié un dossier complet sur la 5G : ses usages, comment les fréquences ont été attribués, les règles à respecter…

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Orange envisage de faire équipe avec ses rivaux européens pour créer un champion du réseau mobile

Pourquoi ne pas jumeler ses 59 000 pylônes européens avec ceux d’un concurrent ? Le patron d’Orange Stéphane Richard se déclare ouvert à l’idée.

Une alliance avec un vieux rival, pourquoi pas ? L’opérateur historique préfèrerait privilégier une solution de “TowerCo européenne” plutôt que de vendre ses antennes à un tiers, comme l’ont fait certains groupes dans le milieu des télécoms. L’opérateur planifie l’avenir de ses infrastructure mobiles. 

Orange a été lent à réagir, reconnaît son patron, mais prépare une stratégie concernant la gestion de ses infrastructures réseaux qui serait dévoilée en février prochain, lors de la présentations des résultats annuels de l’opérateur. Parmi les solutions envisagée, une alliance avec Vodafone ou Deutsche Telekom pour jumeler leurs pylônes serait une “bonne opportunité“. Stéphane Richard explique cependant qu’aucune discussion à ce sujet n’est en cours et aucun des deux concurrents n’a commenté à ce sujet. Pourtant, en septembre dernier le patron de l’opérateur historique avait déclaré avoir eu “quelques échanges pas du tout avancés” avec l’opérateur britannique et le groupe de télécommunication allemand avant de poursuivre : “il va y avoir une sorte de consolidation sur les sociétés de tours en Europe“.

Il y a plus intelligent à faire que de vendre nos pylônes à Cellnex“, assure aujourd’hui Stéphane Richard au Financial Times sans pour autant nier un écart “impressionnant” d’expertise entre les opérateurs télécoms et les spécialistes d’infrastructures, forçant les premiers à s’adapter. Il est vrai que la firme barcelonaise continue de racheter des pylônes chez de nombreux opérateurs européens, établissant de nombreux partenariats y compris avec des français, comme Bouygues Telecom et la maison-mère de Free.

En 2019, Orange militait aux côtés d’autres groupes télécoms européens pour une optimisation de “l‘efficacité du partage des réseaux mobiles“ de la part de l’Union Européenne. Un point considéré essentiel pour permettre à l’Europe d’être compétitive dans l’Industrie numérique, le morcellement du marché sur le vieux continent (plus de 100 opérateurs) ralentissant leur développement.

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Après Free et la Freebox Delta, SFR lance sa propre enceinte connectée Devialet en France, en option

Après sa Box 8 présentée comme un player avec enceinte connectée, SFR annonce désormais une nouvelle option dédiée au son haute qualité, en partenariat avec Devialet, avec SFR HomeSound.

Deuxième enceinte connectée pour SFR, cette fois avec un “vrai” système de son. L’opérateur au carré rouge lance aujourd’hui SFR HomeSound, en partenariat avec Devialet et Sagemcom.

Une “qualité sonore signée Devialet” et deux assistant vocaux inclus

Déclinée en deux versions, SFR HomeSound intègre “trois technologies acoustiques propriétaires de Devialet SAM®, SPACE et AVL pour un meilleur rendu sonore, une plus grande immersion, et un confort d’écoute ainsi que des ambiances sonores prédéfinies“. Le tout avec des hauts-parleurs multidirectionnels “haute qualité”, trois pour SFR HomeSound et jusqu’à 5 pour le modèle Premium. L’opérateur détaille les caractéristiques techniques dans un tableau comparatif sur son site web.

 A gauche, les caractéristiques techniques version Premium, à droite la standard

A l’instar de la Box 8, HomeSound inclus Alexa et “Ok SFR”, l’assistant vocal développé par l’opérateur que vous pourrez activer à travers les 6 micros intégrés à HomeSound. Avec ces assistant vocaux, vous pourrez ainsi profiter des services SFR (piloter les objets connectés à la voix) et de l’assistant vocal d’Amazon. A noter que le service après-vente est assuré par SFR.

Une option avec les offres fixe de SFR

S’il est possible d’acheter tout simplement les enceintes HomeSound, SFR propose également une location du matériel sans engagement. Trois formules sont proposées.

En plus des deux modèles d’enceintes, une offre pour avoir un son en stéréo est également proposée, avec deux enceintes standard

HomeSound peut être associée à la Box 8, mais également à toutes les offres fixes de l’opérateur. Dans une page dédiée sur son site, SFR explique le parcours de souscription à l’offre très simplement. Ajoutez votre HomeSound à votre panier, choisissez votre box, puis validez votre panier. Vous pouvez également souscrire en étant déjà abonné chez l’opérateur.

L’été dernier, la maison-mère Altice avait déjà lancé sa propre enceinte Devialet aux Etats-Unis, qui ressemble furieusement à la nouvelle offre de SFR. Le telco est ainsi le deuxième opérateur français à proposer une enceinte connectée Devialet, presque deux ans après le lancement de l’offre Freebox Delta par Free. En proposant la location en plus de l’achat, l’opérateur se démarque cependant de son concurrent, reste à voir si l’option saura séduire.

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Après une ascension rapide, Free Ligue 1 Uber Eats ferait du surplace

Si le service 100% foot de Free a pu recueillir 500 000 utilisateurs en un peu plus d’un mois, la cadence aurait bien ralenti depuis.

Temps mort pour Free Ligue 1 Uber Eats. Iliad et Thomas Reynaud son directeur général ont toujours affirmé que la nouvelle application, lancée en août dernier, marchait bien et en être satisfait. Cependant, d’après les informations de l’Equipe, l’application peinerait à dépasser un nouveau pallier après avoir atteint les 500 000 utilisateurs uniques en septembre dernier

Des performances en deçà des objectifs que l’opérateur de Xavier Niel s’était lui-même donné. D’autant plus qu’il reste une inconnue : l’application est encore gratuite sur smartphone, quid de la rétention des abonnés une fois le service devenu payant ?

Si Free reste encore muet concernant la monétisation de son service pour les non-abonnés, c’est parce que la priorité est fournir une offre “sur mesure aux fans“. De nouvelles mises à jour ont été régulièrement déployées depuis le lancement du service, améliorant l’expérience utilisateur. Free s’attaque également à de nombreux réseaux sociaux pour promouvoir son app, visant même des publics plus jeunes avec des plans de se lancer sur Tik Tok et Snapchat prochainement. Il reste à voir si Free Ligue 1 Uber Eats arrivera à faire grandir sa base d’utilisateurs une fois monétisé.

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Free ne délaisse pas le player de la Freebox Delta mais invite ses abonnés à la patience

Les développeurs ne chôment pas sur le player Free-Devialet, mais les changements prennent du temps explique l’un d’entre eux.

Quand est-ce qu’elle arrive ? La question est régulièrement posée sur le bugtracker concernant plusieurs nouvelles fonctionnalités annoncées par l’opérateur pour le player Free Devialet. Outre la réponse classique “bientôt”, Thibaut Freebox explique que l’enceinte connectée est loin d’être délaissée par l’oéprateur de Xavier Niel.

Le fait est qu’une équipe complète de dev bosse sur des sujets au long terme spécifiquement pour le Player Delta, notamment pour Alexa. Mais le long terme implique de la patience.” explique-t-il à des abonnés le pressant de déployer de nouvelles fonctionnalités, notamment l’intégration d’Apple Music à Alexa, attendue depuis août 2019.

Les piques des Freenautes mécontents semblent moins l’atteindre que la frustration des délais pour voir des nouveautés arriver sur le Player. Face à la menace de l’obsolescence du produit, il répond tout simplement “On a encore 10 ans minimum“. Quant aux possibles résiliations d’abonnés déçus, il explique simplement ” les résiliations ne changent pas grand chose puisque les propriétaires conservent leur Player, peuvent revenir, peuvent le revendre à quelqu’un voulant souscrire et l’intégrer à leur abonnement. ” Cependant, Free n’est pas sourd à l’attente des abonnés Freebox Delta, bien au contraire.

Quant à la frustration, croyez-moi, nous sommes les premiers concernés tellement on aimerait déjà vous proposer tout ce sur quoi on travaille et ce qui suivra ! ” affirme-t-il. On sait que des contraintes techniques peuvent gêner l’arrivée de fonctionnalités attendues, comme pour le Dolby Atmos, et les développeurs se retrouvent coincés sans avoir le contrôle sur la situation.

Dans cette interview, Xavier Niel nous expliquait pourquoi la fonctionnalité mettait tant de temps à arriver

Thibaut Freebox conclut d’ailleurs son message exprimant sa frustration par un sobre “J’y retourne !

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Clin d’oeil : bienvenue chez Bhuîtres Telecom

Bouygues Telecom, loin d’être rancunier, a lancé une opération très spéciale pour se rabibocher avec les ostréiculteurs.

C’est une trêve de Noël en avance ! Face à la colère du milieu de la conchyliculture suite à sa dernière publicité pour les fêtes, l’opérateur a fait preuve d’humour et de bienveillance. Désireux d’aider le secteur touché par une épidémie l’année dernière et dont les chiffres sont menacés cette année, c’est une opération solidaire d’un tout nouveau genre qui s’est tenue ce matin dans sa boutique de Lorient.

Renommée pour l’occasion “Bhuîtres Telecom”, le magasin pourtant attaqué la semaine dernière par une vingtaine d’ostréiculteurs, a vendu des huîtres, avec une coque en cadeau pour chaque bourriche achetée. Les fonds récoltés iront aux Hôpitaux de France, annonce l’opérateur.

Son compte twitter officiel a même été renommé pour l’occasion

Pour rappel, tout part d’une blague sur des huîtres pas fraîches dans une innocente publicité pour les fêtes. Les professionnels de la conchyliculture, à cran durant cette période compliquée pour eux, avaient réagi au quart de tour en exprimant leur mécontentement sur les réseaux sociaux. L’opérateur avait fait preuve de beaucoup de réactivité, en modifiant sa publicité deux jours après ses excuses publiques. Un sans faute en terme de communication, salué sur les réseaux sociaux. Ci-dessous, la publicité revue suite à la polémique.

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Google : 165 concurrents réclament une action forte de la part de l’Union Européenne

Une coalition s’est formée pour faire face à Google, interpellant la commissaire européenne à la concurrence Margrethe Vestager jeudi dernier.

Trop, c’est trop. Une alliance de 135 compagnies et 30 associations industrielles dénoncent la concurrence déloyale de Google et demandent à l’UE une action forte contre le géant américain. Une rengaine bien connue : ce n’est pas la première fois que la firme de Mountain View est accusée de favoriser ses propres services dans les résultats de son moteur de recherche.

Dans une lettre adressée à Margrethe Vestager dévoilée par Reuters, la coalition explique que « Google profite d’avantages injustifiés en traitant de façon préférentielle ses propres services dans ses pages de résultats de recherche générale, qui affichent diverses formes de résultats de recherche spécialisés et groupés, appelés OneBoxes » . Il s’agit ici d’encarts affichés par Google en haut de page complétant les résultats d’une recherche et proposant… ses propres services. Google Flight pour un avion par exemple. A noter qu’en France, les OneBoxes sont complétées par des raccourcis vers des sites concurrents.

De quoi retenir les utilisateurs au sein de son écosystème et éviter que ces derniers aillent voir ce que fait la concurrence estime le groupe. Ainsi, les différents groupes britanniques, américains et européens constituant cette alliance demandent à lUE de forcer Google à proposer des OneBox incluant des offres de plateformes autres que les siennes.

Google pour sa part, garde son calme et explique tout simplement : « Les gens attendent de Google qu’il leur fournisse les résultats de recherche les plus pertinents, des résultats de haute qualité auxquels ils peuvent faire confiance. Ils ne s’attendent pas à ce que nous préférions certaines entreprises ou certains rivaux commerciaux à d’autres, ni à ce que nous cessions de lancer des services utiles qui offrent plus de choix et de concurrence aux Européens » . La posture habituelle pour le géant californien.

La lettre a bien été reçue par la Commission européenne, qui a déclaré qu’une réponse sera donnée en temps utile.

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Disney+ permet désormais d’offrir un abonnement à vos proches

Pas d’idée de cadeau pour les fêtes ? Offrez un abonnement Disney+ !

Quand la magie de Disney rencontre celle de Noël. Le service de SVOD propose désormais une carte cadeau pour permettre à vos proches d’avoir leur propre abonnement.

En vous rendant sur disneyplus.com/cadeau, vous pourrez ainsi payer un an d’abonnement et l’offrir à vos proches. Il suffit pour cela de saisir vos coordonnées et celles de la personne à qui vous destinez votre cadeau, choisir la date d’envoi, régler les 69.99€ d’abonnement et c’est fait ! Vous pouvez également envoyer un message personnalisé si vous le souhaitez.

A noter qu’en France, seule la version dématérialisée de cette carte est disponible, mais qu’elle ne possède pas de date d’expiration. Il est donc possible de l’activer à tout moment. De même, cette offre ne s’adresse évidemment qu’aux nouveaux abonnés, ne comptez pas prolonger l’abonnement d’un ami grâce à elle.

Un nouveau moyen de conquérir des abonnés pour la firme aux grandes oreilles, qui a déjà engrangé plus de 73 millions de clients en moins d’un an d’existence. De quoi également profiter de la toute nouvelle fonctionnalité GroupWatch, lancée en octobre dernier, permettant à des proches de regarder un film ensemble, même à distance, à condition d’avoir souscrit à Disney+.

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5G : contraints de retirer de milliers d’antennes, Bouygues et SFR pourraient être dédommagés

Face aux requêtes des deux opérateurs utilisant le plus les équipements du fabricant chinois sur le territoire, le Conseil d’État ouvre la porte à la question d’un dédommagement.

Bouygues et SFR n’en démordent pas : les limitations imposées pour l’utilisation de Huawei en France doivent être compensées financièrement. Lors d’une audience s’étant tenue vendredi dernier, Guillaume Odinet, rapporteur public, a enjoint le Conseil d’Etat à se pencher sur la question, pour la transmettre au Conseil constitutionnel.

Les deux telcos, plus touchés par les règles concernant les équipements 5G autorisés en France que leurs concurrents, ont déposé une question prioritaire de constitutionnalité pour revoir l’arrêté “anti-Huawei“. D’après le rapporteur public, les nouvelles obligations instaurées, notamment celle les obligeant à retirer leurs antennes Huawei des grandes villes, ” “font peser une charge lourde sur Bouygues Telecom et SFR et qu’aucun régime d’indemnisation n’était prévu, alors qu’aux Etats-Unis une somme de 1,8 milliard de dollars a été débloquée “. Il a donc recommandé aux juges du Conseil D’État de transmettre la question au Conseil Constitutionnel qui prendra la décision finale, d’ici deux à trois semaines. Reste à voir si les opérateurs obtiendront gain de cause : en septembre dernier, le secrétaire d’Etat au numérique annonçait qu’il n’était pas prévu “en aucun cas qu’il y ait des indemnisations“.

Pour rappel, Bouygues Telecom devra désinstaller plus 3000 antennes Huawei d’ici à 2028 et SFR devra en retirer davantage d’après l’Express. Un coût certain pour les deux opérateurs, qui se chiffrerait en centaines de millions d’euros. Huawei fait toujours l’objet de restrictions dans le cadre du déploiement de la 5G en France à cause de soupçons d’espionnage pour le gouvernement Chinois.

 

 

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